samedi 28 mars 2009

La première pierre posée sans les pionniers

Ce matin du samedi 28 mars, les habitants de la commune de Saint Claude ont pu observer un attroupement de personnes. Je ne parle pas des gens de la CGTG, mais bien de tous ceux qui se sont sentis intéressés d'assister à la pose de la première pierre des travaux de réhabilitation de l'ancien hôpital, afin de le transformer en salles de cours de la prochaine université.

C'est très solennellement que se sont succédés le Président de Région, le Préfet, le Maire de la ville, le Recteur, ou encore l'architecte chef du projet, dans ce cérémonial plus que protocolaire, suivi d'une manifestation semblable à Morin, afin de présenter le projet de Cité dite "de la connaissance". La succession hâtive des discours remplis de formalités a rendu la double cérémonie quelque peu pompeuse surtout qu'elle s'est effectuée sans la présence des quelques uns des principaux intéressés : l'assistance a vivement regretté l'absence du Président de l'UAG ainsi que celle de la directrice actuelle de la petite structure du DPLSH (tous les deux en poste à la Martinique, ils n'ont pas fait le déplacement). lI en va de même pour l'ancien directeur, pourtant toujours présenté comme l'homme qui a donné vie au projet UFR à Saint Claude, qui était ce matin également en Martinique pour effectuer une part de son travail de recherche. On notera aussi l'absence des étudiants, hormis certains de l'IUT (qui ont bénéficié d'une pause accordée par leurs enseignants pour se rendre sur le lieu du regroupement).


C'est tout de même une bonne nouvelle : le commencement officiel de travaux dont le bruit circule depuis quatre longues années dans les couloirs de l'UFR. Entre le développement du campus et la cité des sciences, c'est près de cinquante millions d'Euros qui vont être investis sur cette région, comme une tentative de lui redonner un semblant d'attrait (on sait tous que la plupart des administrations sont condamnés à être déplacées vers Pointe-à-Pitre un jour ou l'autre, le développement de la culture dans le secteur leur accordera sans doute un sursis plus important). Outre les structures, c'est une première pierre de la vie étudiante qui a été posée ce matin, faisant entrer le monde des arts et du spectacle, ainsi que projetant la construction de deux cent quarante logements universitaires. Le représentant de l'État n'a pas manqué de souligner que ce projet s'inscrivait donc parfaitement dans le plan de relance.


Elle va être un peu moins perdue, notre fac n'empêche :P

Donc je vous décris un peu : pour ceux qui connaissent, les bâtiments de cours actuels seront dédiés aux chercheurs (pour ceux qui connaissent pas, ce sont les deux trucs tout au fond). Au dessus de l'actuelle cour, il y aura une passerelle couverte de verre (le truc bleu qui traverse l'image) qui reliera l'ensemble à la B.U qui sera dans les actuels jardins, en face de la route (à gauche de l'image).
L'ancien hopital va être réhabilité ainsi : la partie qui est en face de nos locaux sera dédiée à l'administration (partie centrale), et les deux ailes seront dédiées aux salles de cours. Comme vous le voyey, il va y avoir un joli jardin au milieu de tout ça, et comme vous ne voyez pas, dessous, il y aura un amphi ( o/ enfin un vrai amphi o/ ) . Le R.U sera un peu plus loin (ce doit être le petit batiment en bas de l'image, mais j'en suis pas sûr, en fait je pense que c'est l'arc de cercle en bas a gauche de l'image) et completement a gauche, hors cadre, il y aura un genre d'amphi en plein air.
De toute façon vous avez un article dans France Antilels qui explique bien y me semble ^^.

lundi 9 mars 2009

Rentrée "Officielle"

Hey les p'tits loulous !

Comme vous savez, on était censé revenir sur les bancs de Saint-Claude dès vendredi 6 mars, mais bon, le fait de devoir redescendre pour une seule journée en a ralentit certains qu'on a retrouvé qu'à partir de ce lundi matin sous l'arbre de Jesus (eh oui, on dit "l'arbre de Jesus", en hommage à un compagnon disparu, "que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître", qui hantait les couloirs de l'UFR jusqu'à il y a peu de temps encore). Bref, chacun a repris ses études, encore envouté par les vapeurs des semi-vacances, dont beaucoup se disent satisfaits. La gestuelle du stylo est lourde, disgracieuse, les lettres ne s'enchainent pas, les notes sont hésitantes, mais la bonne humeur est là. Cet instant était attendu depuis un petit moment déjà, et même si le fourmillement des silhouettes allant-venant n'est encore que partiel, se dessine déjà la fréquentation habituelle des lieux.

Ah tiens d'ailleurs, à propos de "lieux" : les nouvelles salles à disposition des L3 de lettres modernes et d'histoire ont enfin vu leurs premiers vrais CM, même si un semblant de cours avait déjà été fait en janvier dans ces locaux. Les espaces sont bien aérées, et le soleil n'y aveugle pas les étudiants comme dans certaines autres salles de la structure principale. C'est au moins ça. Ces locaux ont un fort potentiel de développement : il y a une petite pièce d'accueil, qu'on peut facilement aménager en pièce d'archives sommaires, des toilettes, et une petite salle de réunion pour un éventuel club, ou une association des étudiants. Il va falloir travailler à ça. Je pense d'ailleurs y faire le bureau de la rédaction de ce blog, où on planifierai les articles à venir par exemple.

Ce blog cherche donc toujours DES RÉDACTEURS, à bon entendeur....

dimanche 8 mars 2009

Ah ce doux rêve.....


Un petit fake trouvé sur le net qui ferait plaisir de lire pour de vrai...


vendredi 6 mars 2009

Interview de Pascal, ça fâche !!!

Petit entretien de Pascal Saffache, le président de l'UAG, accordé à France Antilles... Une mise au point s'impose.

Comment va se dérouler la reprise des cours à l'UAG ?
On s'est tous mis d'accord pour que les cours reprennent entre le 5 et le 9 mars. Les dates ont aussi été choisies en fonction de la date de fin de l'année universitaire. En Staps, par exemple, s'ils reprennent le 9 mars, ils sont sûrs de terminer leurs examens le 9 juillet. En revanche, les facultés de sciences et de sciences juridiques et économiques sont sûres de terminer leurs examens entre le 20 et le 30 juillet. C'est l'élément qu'il va être difficile de faire comprendre aux collègues. L'année universitaire ne se terminera pas officiellement le 12 juillet comme d'habitude. Tout va être décalé.

Allez-vous toucher aux vacances de Pâques ?
D'habitude nous avons douze jours. Nous n'allons en conserver que quatre : du vendredi saint au lundi de pâques. Le lundi de Pentecôte sera un jour travaillé et nous demandons à ce que la mi-carême le soit également. Une manière de récupérer une dizaine de jours.

Peut-on craindre des complications au niveau des inscriptions hors UAG ?
Le doyen des sciences juridiques et économiques, puisqu'il fait partie de la conférence des doyens de sa discipline, fera passer le mot à ses collègues à Paris pour que nos étudiants ne soient pas pénalisés. Personnellement, je me suis également engagé vis-à-vis des étudiants. A chaque fois que l'un d'entre eux viendra m'interpeller, je lui remettrai un courrier précisant les raisons du retard. Je ferai également passer le mot à la CPU (Conférence des présidents d'universités) à Paris.

Faut-il craindre du retard au niveau des chantiers sur le campus ?
C'est évident. La livraison des bâtiments de recherche et de TP, prévue pour septembre-octobre, sera repoussée en décembre-janvier. Mais cela va poser quelques problèmes logistiques car nous comptions sur des salles supplémentaires, notamment pour l'ouverture de la troisième médecine.

A-t-on pu constater un effet « débrouille » durant la grève comme dans les premier et second degrés ?
Nous avons demandé à tous les enseignants de mettre en ligne leurs cours. Sur le site internet de l'UAG, nous avons une plate-forme moodle. Une centaine d'enseignants ont joué le jeu. Cela correspond grossièrement à 50%. A heure actuelle, ce qui est prévu en terme de rattrapage, c'est une forme de soutien. On demande aux enseignants de travailler, s'ils le veulent, les mercredis et samedis après-midi de façon à récupérer les heures de TD ou de cours perdues.

Craignez-vous un prolongement de la grève de l'université ?
Il n'y aura pas de blocage. Les enseignants vont faire de la rétention de notes. Ils ne souhaitent pas empêcher les cours et les examens de se tenir. Sorte de grève du zèle, ne pas remettre les notes à temps, etc. Ils ont bien conscience que les étudiants sont en attente de cours et d'examens. On sort d'un conflit de six semaines.

Que pensez-vous de la loi Pécresse ?
Sur le fond, je rejoins mes collègues, mais pas sur la forme. Je n'ai jamais été partisan d'un blocage. Car ce sont les étudiants qui en font les frais. Néanmoins, il faut reconnaître que, sur certains aspects, la loi Pécresse peut être intéressante. Par exemple l'évaluation des étudiants-chercheurs est une nécessité. En revanche, les modalités qui sont proposées ne sont absolument pas adaptées. Quant à la privatisation. Nous n'avons rien à craindre dans nos régions. Il n'y pas d'entreprises qui puissent se substituer à l'Etat pour faire fonctionner l'université. Il y a quelques grands groupes, comme Bernard Hayot, qui peuvent éventuellement injecter quelques fonds, mais privatiser l'UAG... C'est un doux rêve.

Avant votre élection, on entendait parler d'un pôle unique pour l'UAG...
Les craintes ont été levées avec mon élection. J'ai fait campagne sur la tripolarité et sur le fait que nous ayions bien trois entités distinctes. L'objectif est de créer un Pres, un Pôle de recherche d'enseignement supérieur, dans le but de redynamiser la recherche et l'enseignement à l'UAG. Un Pres est une structure qui englobe une université et des partenaires. Cela peut être le CNRS, le Cirad, etc. Des partenaires issus des grands centres de recherche de l'Etat, mais aussi des partenaires étrangers comme les universités des West Indies ou celle d'Ottawa au Canada.

Que pensez-vous du combat du LKP ?
Je ne suis pas pour le mouvement, mais pour la baisse des prix. Rien ne justifie de tels tarifs, il y a des intermédiaires qui se font des marges énormes. Sur le fond, on ne peut qu'être d'accord. Sur la forme, pas forcément. Mais des tensions sont à prévoir dans les mois à venir car le problème n'est que partiellement réglé.

Dans ce contexte électrique, pourquoi avoir réintégré dans le conseil d'administration de l'UAG les représentants du Medef et du groupe Hayot ?
Mon prédécesseur les avait déjà intégrés, donc leur refuser l'entrée n'est pas très élégante. Et puis, en dépit des sentiments qu'on pourrait avoir suite à tout ce qui s'est dit dernièrement, nous avons besoin de ces personnes afin d'obtenir des débouchés pour nos étudiants. On n'a pas le droit d'obérer comme ça l'avenir de nos étudiants. Ce n'est pas parce qu'il y a des tensions qu'il faut les stigmatiser. J'ai toujours été contre les situations extrémistes.

Avec cette grève, vous n'avez guère pu vous exprimer. Quelles sont les grandes lignes de votre programme ?
Redonner à notre université une coloration, c'est-à-dire une spécificité. L'UAG a fonctionné pendant longtemps comme une université généraliste. Notre objectif est de tenter de replacer l'UAG dans son bassin naturel. Il nous faut insister sur les champs qui pourraient être les nôtres en priorité : l'insularité, les mondes tropicaux et tout ce qui découle de ces aspects. Qu'il s'agisse d'histoire, de géographie, de sciences politiques ou de biologie. Le ministère m'a d'ailleurs demandé de réécrire le contrat d'établissement établi par mon prédécesseur. Il n'est pas bon car trop vague. Tout au long de ma mandature, une place particulière sera évidemment faite aux étudiants avec des projets précis comme la création d'une maison des étudiants, d'un journal, etc.


Le nouveau président ne surprend pas vraiment son monde. Le ton "je contrôle la situation" est du rigueur, et malgré les retards déjà présents sur le calendrier, il évite de faire trop de cas de ceux que les six semaines de mobilisation ont engendré et ajouté à une liste d'échéances sur-gonflée. Les moyens de notre université et particulièrement ceux de notre petite structure du DPLSH de Saint-Claude ne permettent pas de réaliser ces échéances en temps et en heure, et le président le sait très bien. Mais il faut être rassurant, montrer qu'on ne se laisse pas impressionner par le rouleau compresseur qu'est devenu la motivation des enseignants-chercheurs.

jeudi 5 mars 2009

200€ pour eux, et nous....?

C'EST SIGNE!

Ainsi titre le journal France Antilles son dernier article sur la grève en Guadeloupe. Après 44 jours de manifestation, de blocages, et de négociations, tous les partenaires ont signé l'accord de fin de conflit. Démarrée le même jour, la grève du milieu universitaire contre les réformes de l'enseignement supérieur ne peut se féliciter d'y être parvenu, et bien au contraire, le bout du tunnel semble encore loin. Que doit-on faire ?

Devant l'obstination du gouvernement à faire passer cette loi, avec l'argument qu'elle a été qualifiée de "nécessaire" par divers représentants politiques et professionnels et "souhaitée" par la grande partie du reste des personnes concernées par ce boulversement du système, chaque parti est désormais dans une impasse :
les uns ne trouvant plus d'arguments pour avancer, les autres n'ayant plus aucune marge pour reculer. La dernière arme du gouvernement, une médiatrice tentant de trouver un consensus, a failli et déclenché une radicalisation du mouvement. Il faut dire que d'aucun ne cherche à lâcher une partie à l'autre et que la mobilisation n'est pas uniforme. Par exemple, à l'UAG, la fin de la grève du LKP signifie la fin de la mobilisation, qui ne s'était pas vraiment faite il faut le souligner. La reprise des cours doit s'effectuer cette semaine, dans l'ignorance la plus totale pour la plupart des étudiants, qu'un mouvement universitaire à l'échelle nationale est toujours en cours !

Que peut-on faire ?

Sensibiliser l'opinion toujours dans la mouvance des manifestations pour le pain quotidien. La plupart des gens qui ne soutiennent pas ces conflits sont en fait les gens les moins bien informés. Encore une fois, les médias ne jouent pas leur rôle en désinformant les populations, assurant ainsi au gouvernement que les manifestants ne reçoivent aucun soutient des gens non concernés.

Les cours HLM, les flyers, les émissions culturelles, voici nos armes. Il faut que nous soyons ceux qui vont aux autres, puisque les autres refusent de venir à nous.

Sé an samb nou ké rivé. Ne restons pas dans notre coin, nous y ressemblons trop aux images d'autarciques privilégiés qu'on essaie de nous coller. La grande habileté du gouvernement est de faire de l'exemple particulier un cas général. C'est à nous de faire du général un cas particulier, car l'éducation, c'est pour le bien de tous, donc de chacun.