Voici une vidéo des fatals picards en solidarité avec les mouvements pour l'éducation
Les aventures de la fac perdue
Réalités et pensées de la vie étudiante à l'U.F.R. sciences humaines de Saint Claude.
vendredi 20 février 2009
vendredi 13 février 2009
Le point de vue de raphael
En parcourant les commentaires sur les articles en ligne de certains grands journaux, je suis tombé sur celui d'un certain raphael, à propos des manifestations des enseignants-chercheurs. Je vous le met là, parce que j'ai trouvé qu'il expliquait bien les trois gros points de la réforme :
Pour résumer très rapidement, toutes ces personnes râlent sur:
1) la masterisation des concours de recrutement des enseignants.
Comme le dit "fan", la formation ne sera pas plus longue. D'autre part, les enseignants seront moins qualifiés dans la discipline qu'ils enseigneront puisque ce master contiendra de nombreux cours d'"hygiène et sécurité" ou de "comment se situer dans la cité?". Je ne dis pas que ces cours ne sont pas bien. J'affirme qu'ils ne doivent pas empêcher la formation principale: celle de l'enseignant dans SA discipline. Par exemple, un professeur de langue vivante n'aura plus d'épreuve orale avant d'être prof'!! Qu'allons-nous apprendre à nos enfants? A faire des présentations powerpoint sur du vent?
2) le statut des enseignants-chercheurs.
La majorité des enseignants-chercheurs est pour des changements d'organisation de l'université française. Ce qui gêne dans la réforme actuel est principalement le fait que l'enseignement est considéré comme une punition pour les "mauvais" chercheurs. Autrement dit, les chercheurs qui travaillent à l'université dont la première mission est l'éducation et dont la recherche est jugée insuffisante (le critère est très très très discutable mais je ne rentre pas dans le détail) devra faire plus d'heures d'enseignements. Je vous laisse imaginer la motivation du chercheur pour aller faire son cours pendant son heure de "colle"!!!
3) le démantèlement du CNRS.
Les chiffres annoncés et même revendiqués par notre président de la République sont complètement erronés!!! Le CNRS est un des meilleurs organismes de recherche au monde. L'intérêt principal du CNRS est d'équilibrer le financement des différents domaines de la recherche française. Certes, créer des agences de moyens (une pour chaque discipline) serait plus facile à piloter pour les politique.... il suffirait de diminuer lentement le financement de l'agence (sciences humaines) pour voir disparaître les disciplines qui paraissent inutiles et dont les résultats ne sont pas "brevetables" (langues vivantes, histoire, géographie, etc.). En effet, on aimerait que les chercheurs soient à 100% de leur temps des "trouveurs" et des "breveteurs" mais on ne commande pas la recherche ou plus précisément, on ne commande pas l'impact de la recherche que l'on mène. La recherche appiquée se nourrit exclusivement de la recherche fondamentale et celle-ci est basée sur notre réalité!! Autrement dit, le serpent se mord la queue et les deux "types" de recherche sont indispensables! Juste un exemple: M. Herschell faisait une étude très théorique sur la lumière du Soleil quand par hasard, il a posé un thermomètre sur sa table....... il a alors découvert le rayonnement infrarouge. Bien entendu, il n'avait aucune idée de ce qu'il venait de découvrir et il ne risquait pas de deviner les applications pratiques de cette découverte (il est mort bien avant!!!): les télécommandes infrarouge que vous utilisez en permanence (télécommande de parking, télécommande de télé, chaîne hifi, manette de console de jeux, etc). Sans une étude fondamentale "libre", nous serions obliger de descendre de notre voiture pour ouvrir la porte du garage. Je caricature à peine et un raisonnement équivalent peut être tenu sur des recherches de sciences humaines.
Je m'arrête là mais j'aimerais insister sur un point important: les enseignants-chercheurs ne râlent PAS UNIQUEMENT contre la remise en question de leur statut!!!! Certes, certains ne cherchent qu'à défendre leur petit coin de jardin de fonctionnaire mais la majorité a peur pour le futur de l'éducation de nos enfants et pour la recherche française qu'elle soit fondamentale ou appliquée.
Ainsi que l'article auquel il est rattaché :
La mobilisation des chercheurs fait tache d'huile
Décidément le gouvernement ne parvient pas à calmer le jeu avec les universitaires, désormais soutenus par les étudiants et bientôt peut-être par les enseignants du primaire et du secondaire.
Lire la suite...
De plus, il m'a paru important de partager avec vous une interview de divers protagonistes ainsi que le point de vue du Nouvel Obs.
Je ne vois que très peu d'étudiants se manifester sur leur avenir. Certains préfèrent sans doute manifester "contre la vie chère". J'espère que si ce n'est pas non plus le cas, c'est au moins qu'ils sont à potasser leurs ouvrages de référence...
lundi 9 février 2009
Consommez responsable dans les universités
Bonsoir,
Depuis quelques temps déjà, je feuillette les articles du blog Ekologeek. Toujours instructif et très agréable à lire, il propose des idées et des actions intéressantes.
L'une d'entre elle m'a évidemment alerté.
Il s'agit de la poursuite des actions "consommez responsable" au sein des universités. Ce sont de petits prospectus d'information sur des habitudes de consommation à adopter.
Quand on sait qu'il faut désormais vivre avec des pincettes, et prendre soin de notre planète, ce genre d'initiative me semble importante. Les administrateurs du blog proposent aux universitaires qui veulent effectuer ce genre d'opération dans leur établissement de les guider dans la marche à suivre, ou les sujets à aborder.
Intéressé ou non par ce genre de démarche dans notre UFR, pour l'instant tout entouré de vert ?

Libellés : Écologie
Grève contre la vie chère, et grève pour la survie...
Bonsoir,
Comme vous le savez, une grève dite "contre la vie chère", conduite par le collectif Lyannaj Kont Pwofitasyon, paralyse le département depuis plus de deux semaines. À la veille de la fin de ce conflit, qui confronte syndicats, patronat et État, la population guadeloupéenne semble avoir oublié qu'ont lieu, en simultané, plusieurs mouvements. Le collectif LKP est présenté comme celui ayant été capable de proposer une plate forme de revendications, et de les faire accepter, résolvant ainsi tous les problèmes présents en Guadeloupe.
Mais, jetons un coup d'oeil un peu plus rigoureux sur la situation...
En effet, depuis le 20 janvier, le personnel de l'enseignement supérieur en Guadeloupe est également en grève, non pas contre la vie chère, mais contre la réforme statutaire des enseignants-chercheurs puisque les 19 281 d'entre-eux des vingt universités devenues autonomes le 1er janvier 2009 auraient perdu, à cette date, leur statut de fonctionnaire public d'État.
Un mail, circulant sur certaines listes de diffusion, explique ainsi que "Le ministère vient de diffuser une lettre aux présidents d'université passées aux compétences élargies que les personnels de ces universités sont depuis le 20 janvier sortis de la fonction publique d'État. Ils ne bénéficieront donc plus de l'aide sociale qui en résultait."
Cette conséquence est expliquée comme étant celle du fait qu'en vertu du passage aux compétences élargies, ces personnels ne sont plus directement rémunérés sur le budget de l'État et qu'ils ne peuvent donc pas bénéficier des revenus issus de ce crédit, explique le quotidien. Il se fait également la voix des syndicats, et conclut en relatant l'annonce de la ministre de rendre obligatoire pour trois ans encore, le financement des prestations sociales par le ministère de la fonction publique.
Le Monde, toujours, ainsi que Libération rapportent également la voix de neuf universités demandant le retrait des réformes. Ces universités, auxquelles il faut ajouter l'Institut national des langues et civilisations orientales, ont appelées "les deux ministres de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur et de la recherche, à retirer tous les projets de réformes controversés", afin de négocier le processus de réforme avec l'ensemble de la communauté universitaire. Peu après cet appel, et suite à une forte mobilisation le jeudi 5 février de plus de 50 000 personnes sur tout le territoire, la ministre Valérie Pécresse a nommé une médiatrice, Claire Bazy-Melaurie, pour "prolonger" la "concertation" sur la réforme statutaire, en tenant compte des spécificités de chaque université. Le Monde relate également le lapsus énoncé par la ministre, qui affirmait sur France Info que la réforme n'entrerait en vigueur qu'à la rentrée...2010 ! Un rectificatif est adressée par la fautive à l'AFP dans les minutes suivantes. Lors de cette même émission où sa langue s'est déliée, elle a également affirmée que les neufs présidents étaient "depuis toujours des adversaires de la loi sur l'autonomie des universités."
Alors, avec tout ce battage en métropole, qu'en est il à l'UAG ?
Eh bien, la moindre chose que l'on peut dire, c'est que depuis le début, le mouvement est très suivi de la part du personnel enseignant. Même si les étudiants restent peu mobilisés, les revendications sont fermes de la part de ceux qui soutiennent le mouvement national, les plus intransigeantes étant le retrait des projets de réforme et la reconnaissance d'un vrai statut étudiant. Dans un communiqué, le nouveau président de l'UAG récemment élu exprime son soutien à ce moment. De plus, les assemblées générales sont régulières, toujours animées de débats non seulement sur l'université, mais aussi plus généralement sur la société, puisqu'il est évident qu'en tant que membre de celle-ci, nous la façonnons, dune part, et d'autre part, c'est elle qui nous conditionne aussi.
L'enjeu est en effet particulier : l'université des Antilles et de la Guyane est dispersée sur trois campus, chacun sur un territoire différent. La loi d'autonomie paraît difficile à mettre en application puisque chaque campus est déjà en partie indépendant de son voisin, et que la construction en un ensemble cohérent est déjà un défi, avant même que chaque partie ait à chercher ses propres financements locaux. La communication entre ses pôles est plutôt lente, et il est vrai que si chacun d'eux avait une autonomie décisionnelle plus importante, cela rendrait plus agréable la vie sur les différents campus. En même temps, cela ne créerait-il pas de plus grands déséquilibres, scindant la cohésion entre établissements, affaiblissant encore plus notre université, déjà parmi les plus fragiles du pays ?
Et tout particulièrement, dans ses espaces les plus reculés ?
Sur le "campus" de Saint-Claude, la vie étudiante tourne au ralentit. Séparés de Fouillole, nous souffrons de la distance, au sein des distances déjà conséquentes. Il est évident que si nous nous affranchissions de notre dépendance vis à vis de la Martinique, nous n'aurions de comptes à rendre qu'à au campus de Fouillole.
Pourtant, c'est avec celui de la Martinique que nous avons le plus de liens, du point de vue des formations. Le passage à l'autonomie doit il s'accompagner d'une redistribution géographique des filières ? Le peu de moyens, déjà éparpillés, ne pourrait il pas être réduit si on regroupait par compétences les différentes voies empruntables à l'UAG ? Pourquoi les historiens des institutions sont ils séparés à la fois des historiens, et des juristes ? Pourquoi les premières années de langues sont ils formés loin de leurs compères de deuxième année ? Que fait une licence de lettres modernes en un endroit différent que le master ?
Ce sont ces questions qu'il faut poser, afin d'optimiser nos possibilités, et nos portes de sortie. Il faut le faire tant que rien n'est vraiment en place, afin que les dérangements soit minimes.
Il est temps de faire cette université, portée par des pôles d'excellence, et non des petits bastions d'influence politique, qui sacrifient le potentiel estudiantin, au profit du prestige de quelques uns.
Libellés : Avenir
En attendant le journal...ou pas.
Bonsoir,
Eh bien voilà, depuis le temps que l'on accumule les projets de gazette, ou de journal des étudiants du DPLSH de Saint Claude, et de les voir se transformer en illusions, il était temps de passer à du concret.
En effet, il y a plus simple, plus pratique, plus efficace et surtout, plus écologique.
Plus simple, parce que quand on parle blog, on ne parle pas de bouclage, de quantité d'impression, de distribution ou encore de mise en page.
Plus pratique, parce qu'un blog ça peut se lire n'importe quand, tant que l'on a accès à internet : nul besoin de penser à prendre le bout de papier qui traîne dans un bac à l'entrée de la fac pour être au courant de ce qui s'y dit ; nul besoin de guetter les nouveaux trucs, il suffit de s'inscrire sur la liste de diffusion.
Plus efficace, car aussitôt l'article rédigé, aussitôt consultable. Cela permet une grande réactivité, surtout en période de mobilisation comme celle là, où l'information doit pouvoir circuler librement et rapidement.
Plus écologique enfin, car ne nécessitant pas de papier, ne générant pas des détritus, puisqu'autant certains laisseraient traîner leur journal, autant personne ne laisse sur le banc son PC.
J'espère donc que l'on trouvera des gens investis pour faire vivre ce blog au rythme de la vie étudiante à Saint Claude, en ce qui concerne bien sur le quotidien à la fac même, mais aussi les perspectives, et les différents mouvements.
Nous cherchons donc des rédacteurs !
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