jeudi 5 mars 2009

200€ pour eux, et nous....?

C'EST SIGNE!

Ainsi titre le journal France Antilles son dernier article sur la grève en Guadeloupe. Après 44 jours de manifestation, de blocages, et de négociations, tous les partenaires ont signé l'accord de fin de conflit. Démarrée le même jour, la grève du milieu universitaire contre les réformes de l'enseignement supérieur ne peut se féliciter d'y être parvenu, et bien au contraire, le bout du tunnel semble encore loin. Que doit-on faire ?

Devant l'obstination du gouvernement à faire passer cette loi, avec l'argument qu'elle a été qualifiée de "nécessaire" par divers représentants politiques et professionnels et "souhaitée" par la grande partie du reste des personnes concernées par ce boulversement du système, chaque parti est désormais dans une impasse :
les uns ne trouvant plus d'arguments pour avancer, les autres n'ayant plus aucune marge pour reculer. La dernière arme du gouvernement, une médiatrice tentant de trouver un consensus, a failli et déclenché une radicalisation du mouvement. Il faut dire que d'aucun ne cherche à lâcher une partie à l'autre et que la mobilisation n'est pas uniforme. Par exemple, à l'UAG, la fin de la grève du LKP signifie la fin de la mobilisation, qui ne s'était pas vraiment faite il faut le souligner. La reprise des cours doit s'effectuer cette semaine, dans l'ignorance la plus totale pour la plupart des étudiants, qu'un mouvement universitaire à l'échelle nationale est toujours en cours !

Que peut-on faire ?

Sensibiliser l'opinion toujours dans la mouvance des manifestations pour le pain quotidien. La plupart des gens qui ne soutiennent pas ces conflits sont en fait les gens les moins bien informés. Encore une fois, les médias ne jouent pas leur rôle en désinformant les populations, assurant ainsi au gouvernement que les manifestants ne reçoivent aucun soutient des gens non concernés.

Les cours HLM, les flyers, les émissions culturelles, voici nos armes. Il faut que nous soyons ceux qui vont aux autres, puisque les autres refusent de venir à nous.

Sé an samb nou ké rivé. Ne restons pas dans notre coin, nous y ressemblons trop aux images d'autarciques privilégiés qu'on essaie de nous coller. La grande habileté du gouvernement est de faire de l'exemple particulier un cas général. C'est à nous de faire du général un cas particulier, car l'éducation, c'est pour le bien de tous, donc de chacun.

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